Jaipur

Le 15 juin 2013, nous arrivons à Jaipur, capitale du Rajasthan, 5 Millions d’habitants, ville très touristique et commerçante, fleuron de l’industrie textile et également connue pour être une place de marchés de métaux précieux.

Après plusieurs heures de conduite, nous arrivons en fin d’après-midi et prenons contact avec Sarah, une jeune fille de la communauté couchsurfing, censée nous héberger pour les 4 prochains jours. Ce sera notre première vraie expérience couchsurfing en Inde à partager la vie d’une famille au cœur du Rajasthan. Au lieu de Sarah c’est son frère, Kabir, qui nous accueille chez eux. C’est une famille musulmane de 18 personnes qui vit dans la vieille ville de Jaipur, un quartier presque exclusivement musulman dans un grand bâtiment vétuste sur 3 étages. L’accueil est chaleureux mais nous restons quelques instants mesurés dans nos intentions de rester plusieurs jours car notre guide Nicky a préféré nous mettre en garde ! De nombreuses familles ici utiliseraient les réseaux sociaux afin d’accueillir des touristes dans un seul but : les impliquer dans leur business local (quel qu’il soit). En retour d’un hébergement, on t’invite « fortement » à venir acheter dans le commerce de la personne qui t’accueille.

Pas trop le choix, de toute façon, nous n’avons pas réservé d’hôtel et nous tentons donc d’en savoir un peu plus sur notre hôte et ses intentions. Et nous avons bien fait de croire en notre bonne étoile !

Kabir a étudié l’anthropologie, sa famille n’est pas du tout habituée á l’usage des réseaux sociaux, il semble être le garçon progressiste et moderne de la famille qui a voyagé un peu et souhaite continuer à faire des rencontres avec d’autres civilisations.

Dès le premier soir, en buvant un thé dans la rue autour de chez Kabir, nous avons la chance de rencontrer 2 de ses amis, Devraj et Cheru, qui l’attendent pour sortir prendre un verre dans une autre partie de la ville. En quelques minutes, nous voilà donc partis en voiture avec nos nouveaux « potes » pour aller prendre un verre avec la jeunesse « dorée » de Jaipur.

Le lendemain, dimanche, nos nouveaux amis nous ont donné RDV à 11h pour passer quelques heures avec eux (ça fait seulement 12h que nous les connaissons, je le rappelle) : visite d’un Birla Mandir (un des nombreux temples hindous construits par la richissime famille Birla en Inde) puis direction un nouveau centre commercial de Jaipur pour prendre un café dans une atmosphère respirable. Oui, le centre commercial peut paraitre un choix étonnant, mais quand il fait 40 à 45 degrés en début d’après-midi, la terrasse du « café de la gare » est tout à coup beaucoup plus hostile que le « Cafe Coffee Day » de la galerie commerciale et son air conditionné. Nous restons donc quelques heures à discuter, partager nos vies respectives sans nous soucier de l’environnement mais simplement en appréciant les récits des uns et des autres.

« Se nourrir » d’une conversation, ce sont les propos que j’emprunte à un autre jeune (professeur) rencontré le lundi, après la visite du City Palace de Jaipur, et qui se propose de nous conduire jusqu’à un restaurant typique quand il nous aperçoit, à la sortie du site touristique. Là encore, on hésite 3 secondes : d’abord, on se demande quelle est l’intention finale (l’altruisme pur et simple, on a du mal à y croire) et ensuite parce que notre interlocuteur roule à moto. Allez, faisons confiance, en observant quand même – la confiance n’empêche pas le contrôle, disent les managers d’entreprises privées occidentales 😉 – c’est in fine ce qui nous guide correctement depuis le début de ce voyage. On se retrouve donc pour quelques centaines de mètres avant d’arriver au restaurant, à rouler à 3 sur une moto. Absolument pas choquant, il faut préciser que 3 est ici la norme ! On a vu en effet jusqu’à 5 personnes sur une simple 125 cc (véridique), ce qui n’est même pas si rare en fait. Et je ne vous parle pas des accessoires et ou animaux que les indiens transportent sur leurs 2 roues !

On aura tout fait pour offrir le repas ou au moins une boisson à notre compagnon du moment. Rien à faire, il n’avait vraiment pas faim et il a simplement conclu s’être suffisamment alimenté d’une conversation avec des occidentaux : de l’altruisme, de l’intérêt pour l’autre sans autre recherche de récompense, magique, tout simplement.

Nous retournons le dernier soir à 100% Rock, le bar discothèque du premier jour, pour fêter dignement notre départ avec Devraj, Cheru, Kabir et ses amis. On aura même droit à un cocktail offert par le patron, non content d’être pris en photo avec Magda.

Définitivement, notre séjour à Jaipur aura été comblé de rencontres, toutes plus naturelles et passionnantes les unes que les autres. L’image que nous renvoient les indiens que nous rencontrons devrait être le comportement adopté par l’être humain en toute circonstance et en tout lieu, à notre humble avis.

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