Pisac

Avant de quitter la Vallée Sacrée, et maintenant que nous sommes rentrés à Cuzco, la forteresse inca perchée sur un piton rocheux au-dessus du village colonial de Pisac, à une trentaine de km de Cuzco, est donc le dernier site d’intérêt que nous décidons d’aller visiter, en compagnie de nos nouveaux amis, Ruben et Rosa, desquels nous sommes devenus inséparables.

Le 13/11/2013, après un copieux petit-déjeuner continental, nous empruntons un bus local pour rejoindre le spectaculaire site de Pisac, qui attire assez peu de touristes, hormis ceux qui arrivent en circuits organisés. Pisac est célèbre pour ses cultures en terrasses, qui forment de grandes courbes gracieuses sur les flancs de la montagne dominant la ville. Entre les terrasses, les escaliers sont rares car ils demandent beaucoup d’entretien et accentuent l’érosion. Les différents niveaux sont donc reliés par des pierres proéminentes disposées en diagonale dans les murs. La majeure partie des ruines se concentrant dans la partie haute de la montagne, nous optons, à notre arrivée à Pisac, pour un transport en taxi jusqu’au sommet et redescendrons donc jusqu’au village à pied, par un sentier de randonnée qui traverse les différents vestiges à visiter en deux heures de marche environ.

A la réflexion, il aurait été sans doute plus judicieux de visiter Pisac et de terminer par Machu Picchu (à l’instar de ce que nous avons fait en Inde, en visitant le Taj Mahal à la fin), mais le calendrier en a voulu autrement. On retrouve en effet beaucoup d’éléments communs dans chacun des sites incas de la Vallée Sacrée et on est donc forcément moins impressionné lorsqu’on a déjà vu une demi-douzaine de sites archéologiques dont le sacrosaint Machu Picchu. A Pisac, on retrouve donc au sommet des terrasses, le centre cérémoniel, composé d’un Intihuatana (un instrument inca d’observation astronomique également présent à Machu Picchu), de plusieurs canaux en état de fonctionnement et de temples variés et bien préservés. On retrouve également un ensemble de bains cérémoniels, liés au culte inca de l’eau (plus nombreux qu’à Tambomachay). Une originalité de Pisac est une zone malheureusement interdite d’accès aux touristes : à l’arrière des terrasses, une falaise est criblée de centaines de trous qui sont d’anciennes sépultures incas pillées par des « huaqueros » (pilleurs de tombes) postérieurement à la période de domination des incas.

A notre arrivée au village, après une pause déjeuner dans le centre-ville, nous traversons le marché d’artisanat de Pisac, de loin le plus grand de la région et le plus touristique, sans toutefois nous laisser tenter par les produits proposés, que l’on retrouve, identiques, dans presque toutes les destinations touristiques péruviennes.

Le même soir, il est temps pour nous de quitter la Vallée Sacrée et de nous séparer, non sans un peu d’émotion, de nos compagnons de voyage avec qui nous avons partagés de très bons moments. Leur compagnie aura véritablement égayé notre séjour en Vallée Sacrée. Nous nous reverrons, sans nul doute ! Un abrazo y hasta pronto chicos !

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