San José

Le 05/10/2013 en fin d’après-midi, après une escale à San Salvador, nous atterrissons à San José, la plus grande ville et la capitale depuis 1823 du Costa Rica. Ce pays d’Amérique Centrale situé sur l’isthme reliant l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord, est une mince bande de terre de seulement 200 km de largeur moyenne, qui sépare la mer des Caraïbes à l’est, de l’océan Pacifique à l’ouest. La frontière nord du pays borde le Nicaragua sur 310 km, et celle du sud, le Panama sur 330 km. La population costaricienne est estimée à environ 4,5 millions d’habitants, celle de San José atteint à peine 360 000 habitants. Imaginez un peu l’écart avec notre précédente étape, New York.

Nous commençons maintenant à être bien rodés : après la récupération de nos sacs à dos, changer les fuseaux horaires de nos équipements électroniques, consulter le taux de change de la monnaie locale, calculer nos dépenses prévisionnelles par rapport à notre budget journalier et à la longueur de notre séjour, trouver un ATM et sortir de l’argent, identifier les moyens de transport pour rejoindre notre point de chute et si possible se rapprocher d’un office de tourisme pour récupérer des brochures touristiques et des cartes géographiques. En un peu plus d’une demi-heure après notre atterrissage, nous avons toutes les informations nécessaires et trouvons l’arrêt de bus qui doit nous permettre de retrouver Fabian, un Costaricien de San José, étudiant en Ingénierie Industrielle, contacté par Couchsurfing, et qui a répondu favorablement à notre demande.

Nous avons conscience de visiter le Costa Rica à la fin de la saison des pluies mais ne sommes pas encore familiarisés avec les mécanismes climatiques associés. Nous allons très vite les comprendre puisque le cycle suivant se reproduit de façon quotidienne: il fait un temps splendide au lever du soleil et jusqu’en début d’après-midi, après quoi le ciel commence à se couvrir et il finit par pleuvoir souvent de façon diluvienne en fin d’après-midi et jusqu’en début de soirée. Il est 18h00 et nous montons dans un premier bus sous une pluie battante. Une demi-heure plus tard, nous empruntons une deuxième ligne de bus qui doit nous déposer à proximité de l’église de « Tibas », où nous retrouverons en principe Fabian. Très compliqué d’arriver jusqu’à chez lui sans qu’il vienne nous chercher à un point de rencontre puisque les rues sont très rarement nommées et ne sont absolument jamais numérotées. L’ensemble des costariciens se situent en utilisant des points de référence. C’est la raison pour laquelle Fabian nous avait communiqué la localisation de sa maison de la façon suivante : « depuis l’Eglise de Tibas, descendre 2 « blocs » vers le sud puis 100m. à l’Ouest ». De nuit et pour les non-initiés, ça peut vite devenir un cauchemar: Fabian et sa maman, Silvia, viennent donc nous cueillir en voiture à l’arrêt de bus situé devant l’église en question.

Dès notre arrivée chez eux, nous nous sentons comme à la maison : ils ne se contentent pas de nous offrir un matelas, ils nous proposent immédiatement de sortir dîner et nous expliquent le programme qu’ils prévoient pour le lendemain : magique !

Dès la première soirée, nous accompagnons donc Fabian et un de ses amis dans un bar fréquenté du centre de San José pour goûter un plat typique à base de tortillas, riz, haricots, viande, tomate fraiche et avocat, appelé « Chifrijo », et trinquer autour d’une bière locale, une institution : la « Imperial ».

Le lendemain matin, nous nous levons tôt et partageons le petit-déjeuner avec notre famille d’accueil puis montons en voiture avec Silvia et sa nièce, Valeria, qui se sont proposés se nous emmener voir le Volcan Poás, un stratovolcan situé à 37 km au nord-ouest de la capitale, culminant à 2 708 m d’altitude. C’est un volcan très actif ayant connu près de 40 épisodes éruptifs depuis 1828 qui connaît actuellement une activité moyenne (fumerolles et éruptions phréatiques). Son cratère principal héberge aujourd’hui un lac acide qui dégage régulièrement des vapeurs sulfurées toxiques. Manque de bol, à notre arrivée sur le site, un brouillard « à couper au couteau » restreint la visibilité à seulement quelques mètres nous empêchant d’admirer le paysage. Nous décidons de patienter en discutant pendant une heure puis deux et finissons même par retourner prendre un café à l’entrée du parc national. Au moment de rejoindre la voiture, nous décidons tout de même de retourner au point de vue qui n’est qu’à quelques centaines de mètres à pied du parking. « Bien vu », puisqu‘un coup de vent d’une demi-heure balaie complètement le ciel nous laissant prendre quelques photos du cratère et du lac volcanique. Comme dit si bien La Fontaine, « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage ».

Dans l’après-midi, Silvia nous emmène voir la chute d’eau de La Paz, une cascade de 37m. de haut non loin du Parc National du volcan Poás, un endroit à risque en période de forte pluies : il y a moins de quinze jours, les très fortes précipitations ont généré un tel débit d’eau dans la cascade qu’elle a complètement détruit le pont et la route qui passaient à proximité, isolant un versant de la montagne jusqu’à la reconstruction d’un pont temporaire qui avait du ouvrir le matin même.

Enfin, le soir, de retour à San José, Fabian nous rejoint pour partager un dîner dans un restaurant qu’ils apprécient sur les hauteurs de la capitale. Une fantastique première journée.

Le lendemain, c’est un lundi, Magda et moi partons donc à la découverte de la capitale que nous n’avons pas encore visitée. Fabian et sa famille vivent à une quinzaine de minutes à pied du centre-ville qui se laisse visiter intégralement à pied en une courte journée. Pourtant quand nous demandons notre chemin, on nous recommande presque systématiquement de prendre un bus. Le pays n’est pas bien grand, et les costariciens ont tendance à surestimer les distances. Nous faisons donc une longue boucle traversant presque tous les parcs publics de San José, et passant par les points d’intérêts comme le bâtiment de la Poste, celui de la Banque Centrale, l’Université Internationale des Amériques etc.

En fin d’après-midi, nous partons récupérer une voiture de location que nous allons garder pendant une grosse semaine pour visiter le reste du pays, en suivant, une fois de plus, bon nombre de recommandations de nos hôte.

Première étape, dès demain : le Parc National du Volcan Arenal au Nord-Ouest du pays.

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